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Papa Ninja Vs Bébé Bigorneau Garou
6/05/11
Posté par Monsieur Croquette dans 1337 Dad's stories
Cette aventure est un peu l’Épisode 1 de ma vie de papa, temps ou la Croquette régnait sur notre emploi du temps. J’ai commencé cet article AVANT l’arrivée de la Petite Sœur (je travaille sur un autre surnom…si vous avez des suggestions) et plusieurs choses on changées depuis…comme mon volume horaire quotidien de sommeil !
Je vous avez bien dis que je reviendrai…Je sais, cela a été long mais j’ai été totalement accaparé par le passionnant débat des élections cantonales (WARNING : « Excuse de merde » spotted)…
Bon, je pense que personne n’a gobé cette connerie (on fait ce que l’on peut avec les neurones qu’ils nous restent), mais c’est vrai que cela se bouscule un peu ces derniers temps…et pas qu’à cause de cette salope d’heure d’été.
En fait, l’évènement majeur c’est que nous sommes a M-1 de l’arrivée de la « Petite Sœur »…et je demande depuis à la Croquette de m’appeler « Monsieur P » (et elle de rétorquer « Ah ouais…Comme dans Bioshock »…et je me réveille en hurlant !).
Vous vous doutez bien, qu’en tant que parents attentifs, attentionnés…et en ce moment quelque peu éteints, nous faisons un long travail de lavage de cerveau façon « Stasi » pédagogique pour bien qu’elle se rende compte que beaucoup de chose vont changer.
Bon, pour être honnête, elle nous fait oui-oui de la tête et saute directement du coq à l’âne en me précisant que j’ai encore laissé trainé un truc (une manette, du ruban adhésif, mon parapluie…) et que « papacestpasrangécestpasbien ». J’aime autant vous dire que c’est un peu l’hôpital qui se fout la charité !
Cependant, à force de matraquer le message façon Cerise-de-Groupama (qui, je pense, commence à sérieusement gaver tout le monde), il y a tout de même quelques réactions de la part de la future grande sœur dont une dont j’aimerai vous faire part et qui concerne les parents qui, comme nous, vont être pluri-mouflardés.
Il s’agit d’un phénomène bien connu mais avec une variante pour le moins inattendue : c’est la lycanthropie bigornoïde .
Bon, je pense que tout le monde situe a peu près ce qu’est la lycanthropie (hein…le-monsieur ou-la-madame-qui-sous-une-Lune-d’albatre-va-décider-de-zigouiller-tout-un-village-d’Europe-Centrale-car-il-se-sera-changé-en-loup-de-2m50-en-ayant-explosé-toutes-ses-fringues-sauf-ses-sous-vetements-comme-dans-un-vieil-episode-de-Hulk).
De toutes les anciennes légendes, celle des loups-garous est sans doute une des plus répandues dans nos vertes contrées. Ce que l’on sait moins, c’est que la lycanthropie n’est pas que l’apanage de notre ami canin. NoOoon ! Il y en a d’autre moins bien lotis comme le Faisan-garou qui galère grave a l’ouverture de la chasse, ou le ValérieDamidot-garou, qui erre les nuit de plein lune en cherchant un mur à maroufler ou des angles à dégager en hurlant « Fraaaaaaaaaaaaaaaaaaanck, c’est quoi ce merdier » !
Mais le cas de la Croquette est bien pire (a ce moment dramatique, il serait bon d’imaginer un trucage sonore comme celui là ).
Donc, à la nuit tombée, la Croquette se métamorphose en un Bigorneau-garou (avec moi dans le rôle du rocher). Bon, la transformation est moins spectaculaire que pour le loup (parce que ce con de bigorneau n’a pas de longs crocs, de griffes acérées ou de pupilles verticales) mais les effets secondaires pour les autres n’en sont pas moins problématiques.
En fait, c’est un peu comme si la Croquette avait décidée de s’auto-souder à l’un de ses parents et comme sa mère est (… « était », hi-hi-hi, rajout de l’auteur après écriture) enceinte, c’est a moi qu’incombe la lourde tache (…environ 12,5kg) de servir de support.
Alors au début, c’est plutôt choupitoutplein : il y a des bisous, des gros câlins…Sauf que quand tu veux terminer ta partie de Borderlands, faire à manger, aller au travail, publier un article…c’est quand même bien galère.
Vous aurez remarquez que je n’ai même pas mentionné le fait d’aller aux toilettes ! !
Et vous l’aurez compris tout seuls, ceci entraine un allongement considérable du temps d’endormissement. C’est donc à cet instant qu’entre en jeu notre héros masqué, capable de mouvoir plus silencieusement qu’une compil’ de Carla Bruni : j’ai nommé Papa-Ninja !
Mais la route est longue (et l’ennemi retord) avant d’arriver a maitriser les grands principes de la Papa Ninjattitude:
- Savoir monter les marches d’un escalier 4 à 4 sans aucun bruit.
- Savoir ouvrir cette foutue barrière sans la faire grincer comme une vielle porte de manoir d’un slasher tout pourri.
- Savoir transférer la Croquette couchée sous son lit à couchée sur son lit sans perdre ni la tototte, ni les doudous
Mais l’épreuve ultime c’est de réussir à se tirer en douce alors que l’on est allongé sur le lit avec une Croquette qui est visiblement au top de sa transformation. Et là, du sans froid, il vous en faut des hectolitres ! !
Parce que, le super grand lit de la Croquette a des rebords pour éviter une chute intempestive en pleine nuit (ce qui est malheureusement déjà arrivé…). Alors, quand on est allongé sur un petit grand matelas, avec une Croquette-bigorneau à proximité, arriver à enjamber le petit rebord (qui est soudainement devenu immense…) sans faire bouger ni le matelas, ni la Croquette, ni la tototte et surtout pas Doudou (qui est piégé avec une boite a musique dans le bide) si vous n’êtes pas un Papa-Ninja, vous êtes bon pour passer la nuit à vous prendre des coup de Doudou sur le citron !
J’entreprends dès demain la construction d’un dojo pour former les futur papas à leur vraies responsabilités !
Vous en pensez quoi de cette vidéo ?
18/02/11
Posté par Monsieur Croquette dans La tribune de M. Croquette
J’utilise la tribune que je me suis créée pour vous demander votre avis sur quelque chose. Ceci va essentiellement tourner autour de la parentalité. Je rassure ceux qui n’ont pas d’enfants, il est bien évident que votre avis compte tout autant que celui des parents.
J’ai pu voir sur le net le trailer officiel d’un jeu que j’attends depuis un moment. Ce jeu c’est Dead Island.
D’un point de vue artistique, il n’y a rien a redire, je trouve que c’est un pur chef d’œuvre (reste a savoir si le reste du jeu va suivre, ce qui est loin d’être gagné).
Par contre, je souhaiterai avoir votre sentiment quand à la tournure des évènements (sans vouloir spolier la vidéo). Regardez donc la vidéo ci dessous et lisez ce que j’ai écris après:
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(J’ai donc sauté quelques lignes pour ne pas spoiler)
C’est assez rare pour être signalé, j’ai quand même eu un sentiment de malaise assez profond lors du visionnage, du fait de se « transposer » dans l’action (je pense que les papas de petite filles comme moi vont bien comprendre de quoi je parle), surtout que la femme a de faux airs de la mienne, et que pour ce qui est du papa, c’est un peu moi mais en blond !
Alors pour les parents (gamer ou non), les pas-encore-parents, les-pas-parents-du-tout, que pensez-vous de cette scène et surtout comment vous sentez vous après ?…
Moi je me sens un peu…mal à l’aise (pourtant, des jeux violents, j’en ai vu passer des plein wagons dans ma carrière de joueur)
(Après, entre geek et gamers aussi, on pourra aussi parler du game-design et de la direction artistique…On est aussi là pour çà !)
La complainte de Chouiny l’Oursonne.
1/02/11
Posté par Monsieur Croquette dans 1337 Dad's stories
Quand j’ai eu fini de rédiger l’article précédent (que vous pouvez lire ici si vous l’avez loupé), et que de mes petites mains habiles j’ai cliqué sur « Publier », je me suis fait la réflexion que je pourrais aussi vous faire partager ma vie de blogueur et de mes petits secrets de rédaction.
Vous pouvez vous demander à juste titre « Mais c’est quoi le rapport avec l’aventure qui arrive ? ». En fait le rapport est en lien avec TOUTES les aventures (mais celle-là en particulier). Vous vous doutez bien que je puise mes infos à « la source » (aka « La Croquette »), mais il faut encore trouver un moyen de mettre mes idées en forme. Pour cela j’ai un moyen infaillible, que tout rédacteur se doit d’appliquer un jour :
La méchante insomnie !
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Rien de tel que d’être planté comme un cèpe au milieu de son lit, les yeux grands ouverts pour mettre ses idées en ordre (et souvent le payer très cher quand il est l’heure ou vous devez EN THÉORIE vous réveiller).
C’est donc suite à mes errances nocturnes, entre la position allongée-droite ou allongée-gauche (voire assise), que des idées germent…Il faut cependant faire un peu le tri, et je me suis dis que d’avoir un petit cahier pour prendre des notes, ca pouvait être pas mal (idée abandonnée dès que j’ai tenté d’écrire dans le noir quasi complet).
Il faut dire qu’en ce moment, les sujets arrivent un peu tous seuls car la Croquette est en pleine phase d’auto-allumage pour ce qui est des conneries « Youtubables ». Mais ce qui est le plus pénible en ce moment, c’est cette facilité qu’elle a à mettre nos nerfs a rude épreuve avec sa fameuse technique de « Chouiny l’Oursonne ».
Vous vous doutez donc que si je cumule un dodo-time qui se compte en minutes, la technique citée ci-dessus prend carrément des allures de prise d’otage.
Même si je pense que « Chouiny l’Oursonne » est une terminologie assez explicite, je m’en vais vous conter ses sacro-saints commandements (histoire que vous appréhendiez bien les drames que nous pouvons vivre quand la nuit à été courte) :
1) Si tu dois chouiner, fais le pour vraiment n’importe quoi !
Qu’un gosse se mette à renifler parce que tu l’as privé de joujou, ca reste normal.
Exemple: Je suis en pleine phase d’action FPSo-dramatico-pétagedeplombs dans Bioshock 2, quand la Croquette zappe sur un documentaire traitant de a misère sexuelle des éleveurs de Zébus nains albinos dans la plaine de l’Okavango…et bien, je renifle (et j’essuie même une larme !).
OK, vous situez donc une situation type de « reniflage », nous pouvons donc passer à la situation atypique.
Vous prenez donc la Croquette dans son environnement naturel (comprendre : tout sauf la station assise) quand un évènement aussi banal que courant survient (exemples: il pleut, Mario se casse la figure dans un trou, Valérie Pécresse sort une grosse connerie…le quotidien quoi !). Et bien là, la Croquette peut se mettre dans des états pas possibles: hurlements, larmes, lévitation, jets de flammes par les oreilles…
Le tout avec la puissance sonore d’une Mireille Mathieu au top de sa forme sur la place de la Conne-corde!
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2) Si tu dois chouiner, fais que cela dure !
Franchement, pourquoi chouiner 5 minutes quand ca peut en durer 40 !
Bah oui…Quand les bourreaux du moyen-âge choppaient un gugusse pour un oui ou pour un non et lui foutaient les tripes aux quatre-vents pour lui faire avouer n’importe quoi – toutes ressemblance avec ce qui peut se passer de nos jours est totalement…à vous de voir ! -, c’était bien rare que cela dure 5 minutes
Le tout c’est de pouvoir hurler comme une damnée en prenant un minimum de respiration, histoire d’arriver à vriller les tympans de ses parents, même a travers une porte fermée ! Et là, je peux vous jurer que la Croquette envoie du très très lourd !
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3) Si tu dois chouiner, balance ce que tu as sous la main !
Qui n’a jamais eu envie de balancer un truc de rage et au moment du jet, vous vous rendez-compte subitement du prix/du poids/de la cible de l’objet en question.
Autant vous dire qu’un gosse de 2 ans n’a pas tout ces états d’âmes et que quand la grogne monte, je vous invite a planquer le cristal car dans deux minutes il y a de fortes chances que votre set de flutes a champagne se prenne un doudou supersonique pour le Strike de l’année.
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4) Si tu dois chouiner, essaye de gaver tout le monde de manière équitable !
Si maman t’interdis de te mettre des allumettes dans les narines, va hurler avec papa !
Quand papa ne veux pas que tu mettes une tanche de jambon dans le lecteur Blue-Ray, va hurler avec maman !
Si l’autre parent n’est pas a porté de voix (c’est-à-dire très très très loin), chourave un portable en douce…ET APPELLE, histoire de niquer un des deux forfaits !
(Ce ne sont que des situations hypothétiques, pas la peine de nous envoyer la DDASS)
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5) Si tu dois chouiner, essaye de diviser !
Tout est une question d’endurance comme vous pouvez vous en douter (voir point N°2). Comme nos garnements l’on bien comprit, si tu tiens la distance, il y a une chance pour que l’un des deux parents craque. Exemple typique :
- Papa : « QUOI…Tu a encore battu mon temps sur la Route-Arc-en-ciel…FILE DANS TA CHAMBRE! » - Mes amis vous le diront, je suis très mauvais joueur…et c’est de pire en pire avec l’âge.
- La Croquette: « BWAAAAAAAAAAAH ! » (cri entre les pleurs et le ricanement)
- Maman (au bout de 10 minutes): « Je pense que tu as été un peu dur, elle hurle encore »
- Papa : « Méééheuuuu…elle est super dure cette course »
- Maman : « Tu devrai monter la voir »
- Papa : « NON ! Je boude… » – en plus d’être mauvais joueur, j’ai un caractère de merde !
- Maman : « Bon…Pfff, je monte ! »
Vous vous doutez bien que quand la maman débarque dans la chambre, la Croquette passe de Godzilla à la petite fille modèle en un quart de seconde et se remet à hurler dès qu’elle vous voit, histoire de bien montrer a maman qui c’est le méchant de l’histoire !
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Alors, amis lecteurs/geeks/parents/autres, beaucoup de jeunes parents, cèdent assez facilement aux sirènes de la télé, histoire d’hypnotiser les moutards pendent quelques minutes. Dans ces cas là, on choisi bien son programme, et on pense qu’un épisode de Winnie L’Ourson (histoire d’être raccord avec le titre quand même) est sans risque.
Ce que vous allez voir, n’est ni un montage, ni un détournement, mais un VRAI extrait d’un VRAI épisode (éloignez les gosses si vous ne voulez pas à avoir à répondre a une pluie de question assez embarrassantes du style « Mais pourquoi tu rigoles ? ») :
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(et là, vous sou faites cette fameuse réflexion: HOLY SHIT !!!!!)
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Pour terminer sur une petite note d’espoir, sachez que la phase « Chouiny l’Oursonne » a été remplacée par la phase « Papa-un-bisou-calin-avant-de-partir-au-boulot »…le tout en 3 exemplaires tout les matins.
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Croquette is « Grand-dad’s avenger » !
6/12/10
Posté par Monsieur Croquette dans 1337 Dad's stories
Le jour où l’on transforme nos parents en grands-parents, il y a une sorte de « mutation » qui s’opère dans leur comportement. Invariablement vous avez eu droit un genre bien particulier de réflexions (et si ce n’est pas le cas, croyez-moi, ca ne va pas tarder).
Vous savez, c’est un peu le genre de phrases gratuites, pas franchement méchantes, mais qui vous font vous demander au final si vous n’avez pas eu du bol de ne pas être abandonné sur une aire d’autoroute un jour de départ en vacances.
Futurs parents, armez vous de patience et de Lexomil car vous pouvez vous attendre à ce genre de remarques:
- « Alors, ca y est…Fini les vacances » - Merci belle-maman, mais vous savez, j’ai aussi un boulot !-
- « J’espère que vous avez tout prévu à la maison ? » – T’inquiètes, j’ai acheté une nouvelle litière -
- « Et niveau biberons, il y en a assez ? » - Mais….MERDE….VOUS NOUS PRENEZ POUR QUI ? -
Mais, il y en a une qui vous pend au nez, celle qui notre dénominateur commun à TOUS:
» Eh bien…J’espère qu’il/elle va être plus cool que toi ! »
Sous des dehors vaguement humoristique, vous vous rendez subitement compte que vos parents souhaitent que junior vous en fasse baver histoire d’être vengés. Mais vengés de quoi ? MAIS DE TOI ! Ne regarde pas derrière c’est a toi que je m’adresse…
Et oui, l’arrivée d’un mini-vous-deux est vécue comme une sorte de d’arme de vengeance massive, prête a s’abattre sur votre foyer pour le noyer sous des hectolitres de fluides divers et variés…mais pas que.
Nos fourbes de parents souhaitent secrètement que le rejeton refuse obstinément d’ouvrir la bouche dès la première cuillère de purée et que nos nuits soient réduites à la durée de vie d’un Oui-Oui arborant un T-shirt « Sauron a une petite bite » en plein milieu du Mordor.
Bon, à la décharge de mes parents, je leur en ai VRAIMENT fais baver. Mes repas prenaient des allures de campagne de Russie et ne parlons pas des nuits car elles étaient quasiment inexistantes pendant près de 3 ans.
Certaines personnes trouveront très drôle de préciser que je me suis bien rattrapé depuis, sachez que je-vous-merde !
C’est depuis cette période que mon père s’est juré de renverser un plat de pâtes sur la carafe. Donc à chaque fois que l’on mange chez mes parents, l’ambiance vire souvent « Silence des Agneaux » (je précise que c’est mon père qui a inventé The Lecter Glance, et qu’il a terrorisé des géntérations d’étudiants en pharmacie en un seul regard).
Donc, je m’attends un de ces quartes à me recevoir une volée de spaghettis en travers de la gueule…mais c’était sans compter sur ma fille.
Il faut savoir que la Croquette n’a jamais eu de vrais problèmes pour dormir et comme visiblement la gourmandise est génétique, elle n’a jamais eu de problèmes pour manger. C’était donc avec une certaine fierté que je parlais des durée inversement proportionnelles des nuits et des repas. C’était sans compter sur deux phénomènes qui allaient se produire coup-sur-coup:
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Rhume + toux + otite = Parents a Zombieland (Vengeance #1)
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La Croquette n’est pas souvent malade, mais quand cela arrive, j’avoue que je suis tenté de téléphoner à l’OMS car je sais que les prochaines nuits vont être…inexistantes ! C’est donc avec la tronche en biais que je me suis pointé chez mes parents pour fêter l’anniversaire de ma petite sœur. Dieu a du avoir pitié de moi car il m’a fait trouver une place juste en bas, a guidé mon doigt sur le digicode comme par miracle, et a retiré tout types d’obstacles (du style « personne âgée ») entre moi et l’ascenseur.
C’est donc avec une mine de survivant d’apocalypse que je passe la porte. Je suis accueilli par mon père, qui fait un gros bisou à la Croquette et me regarde en levant un sourcil:
- Papa « Oh là…Ca va bien ? »
- Moi: « Moui…j’ai juste pas beaucoup dormi cette nuit »
- Papa: « Et oui…Je sais ce que c’est, tu te rappelles ! »
A l’article de la mort, il ne faut compter sur ses proches que pour vous enterrer vivant…Résultat, la Croquette n’a pas voulu faire la sieste, j’ai piqué du nez tout le repas dans mon gigot-patates et j’ai du m’enfiler trois cafés pour éviter de sombrer définitivement.
Malgré le brouillard, j’ai bien vu dans le regard de mon papounet un mélange de compassion…et de plaisir sadique - comme le disent les vers de Worms : « Revenge ! »
Mais bon, je ne peux pas lui en vouloir…
Donc comme la Croquette n’a pas voulu faire la sieste, elle a été très remuante jusqu’au soir (def « remuante » nf /: expression politiquement correcte utilisée par de nombreuse nounou/maitresse/parents pour qualifier votre bambin de « chiant(e) comme la pluie ») .
Comme elle respirait mal, il a fallu la moucher…et moucher un gosse de 2 ans équivaux a retirer une dent cariée a un lion sans anesthésie. Après les hurlements du style « PAAAAAAAAAPAAAAAAAAA ! » (ou plutôt « BAAAAAABAAAAAAA ! »), nous avons réussi à la coucher sans top de dommages collatéraux. Elle s’endort…et c’est à ce moment que mes deux grands copains entre en action.
Nous avons la joie d’avoir une maison mitoyenne des deux coté. D’un coté un couple discret…ce qui n’est pas le cas de l’autre coté. Même si ils sont adorables, j’avoue que dans certain cas, je suis deux doigts de juliencourbetiser. Les qualifier de pas très discret est un euphémisme : claquer les portes à 2h du mat, descendre les escaliers avec la légèreté d’un hippopotame, laisser les chiens tout seuls enfermés…Ça ne les gênes pas…EUX !
Pour en revenir aux chiens, il y en a deux et d’un style très différent:
- L’un est une espèce de grosse nouille molossoïde qui n’arrive à terroriser que les papillons.
- L’autre est une espèce de roquet issu du croisement improbable d’une moumoute et d’un patin à roulette (livré avec option « insomniaque »).
Donc quand mini-kiki-chien pense que japper à 23h est une bonne idée, ma femme et moi serrons les fesses…Et là: MIRACLE…Kiki n’a pas réveillé la Croquette.
C’est quand le copain de la voisine est venu enguirlander son clébard le long de notre cloison mitoyenne qu’elle s’est réveillée…La prochaine fois, je le transforme en housse de portable (le chien, pas le voisin). Est-il vraiment utile de vous préciser que je n’ai jamais raconté cette histoire à mon pôpa….
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Tu lui donne un truc à manger qu’elle aime à tout les coups..et tu te ramasse un « Papacestpasbon » ! (Vengeance #2)
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Là, c’est un peu le coup de grâce, parce que ne pas dormir quand tu es malade, c’est quand même normal…Mais ne pas vouloir de son gouter favori le jour de son anniversaire, c’est un peu dur.
Mon coté de la famille est donc venu se réunir à la maison pour l’anniv’ de la Croquette. La journée se passe sous les meilleurs hospices (comprendre maxi-combo-dodo: grosse nuit + sieste…Youpi, les voisins sont en weekend).
Il faut savoir que j’adore cuisiner pour mes amis, alors je ne vous raconte pas dans quel état de transe je me trouve quand je cuisine pour ma fille. Ce qui s’est passé est donc d’autant plus cruel…
La Croquette viens d’ouvrir ses jouets (pourrie-gâtée comme vous pouvez vous en douter), et entreprend de faire rentrer tout ses playmobiles dans le tout petit ascenseur de l’Arbre Magique. Je fais donc diversion pour éviter un drame du style « La Tour Infernale » - monument cinématographique des années 70 – et j’installe le sujet dans sa chaise haute qui précise que « tout-ca-à-moi ».
Le gouter se compose donc du sempiternel yaourt et d’une part de gâteau homemade (framboise+génoise+chantilly à la vanille) qui est rigoureusement impossible à manger proprement. Mais c’est pour ca que c’est bon, non ?
Le pire de tout, c’est qu’elle en a eu le midi de ce gâteau, et qu’elle l’a englouti en moins de temps qu’il vous faut pour dire « léléphantestleplusfortcarilatoutesaforcedassatrompe ». Je ne pouvais donc m’attendre qu’a un plébiscite en ce qui concerne le gouter…BEN TIENS !
La première cuillère de gâteau passe comme Mario dans un tuyau, puis, comme si la Croquette était de mèche avec son grand père, elle m’attrape par le poignet pour me stopper dans mon élan et elle me lâche un « Papa, pas bon çà ! ». Je pense que c’est plus ma tronche déconfite et le petit râle de désespoir qui j’ai poussé qui ont déclenchés un fou rire irrépressible chez mon père.
C’est à ce moment que je me suis rendu compte que je n’ai plus rien à craindre concernant une éventuelle frappe chirurgicale à base de tagliatelles.
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Sans vouloir spoiler, je pense que la prochaine aventure va tourner autour de Noël étant donné que la Croquette nous demande vingt fois par jour « C’est quand Papôël ? ».




C’est vous qui le dites