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La complainte de Chouiny l’Oursonne.
1/02/11
Posté par Monsieur Croquette dans 1337 Dad's stories
Quand j’ai eu fini de rédiger l’article précédent (que vous pouvez lire ici si vous l’avez loupé), et que de mes petites mains habiles j’ai cliqué sur « Publier », je me suis fait la réflexion que je pourrais aussi vous faire partager ma vie de blogueur et de mes petits secrets de rédaction.
Vous pouvez vous demander à juste titre « Mais c’est quoi le rapport avec l’aventure qui arrive ? ». En fait le rapport est en lien avec TOUTES les aventures (mais celle-là en particulier). Vous vous doutez bien que je puise mes infos à « la source » (aka « La Croquette »), mais il faut encore trouver un moyen de mettre mes idées en forme. Pour cela j’ai un moyen infaillible, que tout rédacteur se doit d’appliquer un jour :
La méchante insomnie !
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Rien de tel que d’être planté comme un cèpe au milieu de son lit, les yeux grands ouverts pour mettre ses idées en ordre (et souvent le payer très cher quand il est l’heure ou vous devez EN THÉORIE vous réveiller).
C’est donc suite à mes errances nocturnes, entre la position allongée-droite ou allongée-gauche (voire assise), que des idées germent…Il faut cependant faire un peu le tri, et je me suis dis que d’avoir un petit cahier pour prendre des notes, ca pouvait être pas mal (idée abandonnée dès que j’ai tenté d’écrire dans le noir quasi complet).
Il faut dire qu’en ce moment, les sujets arrivent un peu tous seuls car la Croquette est en pleine phase d’auto-allumage pour ce qui est des conneries « Youtubables ». Mais ce qui est le plus pénible en ce moment, c’est cette facilité qu’elle a à mettre nos nerfs a rude épreuve avec sa fameuse technique de « Chouiny l’Oursonne ».
Vous vous doutez donc que si je cumule un dodo-time qui se compte en minutes, la technique citée ci-dessus prend carrément des allures de prise d’otage.
Même si je pense que « Chouiny l’Oursonne » est une terminologie assez explicite, je m’en vais vous conter ses sacro-saints commandements (histoire que vous appréhendiez bien les drames que nous pouvons vivre quand la nuit à été courte) :
1) Si tu dois chouiner, fais le pour vraiment n’importe quoi !
Qu’un gosse se mette à renifler parce que tu l’as privé de joujou, ca reste normal.
Exemple: Je suis en pleine phase d’action FPSo-dramatico-pétagedeplombs dans Bioshock 2, quand la Croquette zappe sur un documentaire traitant de a misère sexuelle des éleveurs de Zébus nains albinos dans la plaine de l’Okavango…et bien, je renifle (et j’essuie même une larme !).
OK, vous situez donc une situation type de « reniflage », nous pouvons donc passer à la situation atypique.
Vous prenez donc la Croquette dans son environnement naturel (comprendre : tout sauf la station assise) quand un évènement aussi banal que courant survient (exemples: il pleut, Mario se casse la figure dans un trou, Valérie Pécresse sort une grosse connerie…le quotidien quoi !). Et bien là, la Croquette peut se mettre dans des états pas possibles: hurlements, larmes, lévitation, jets de flammes par les oreilles…
Le tout avec la puissance sonore d’une Mireille Mathieu au top de sa forme sur la place de la Conne-corde!
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2) Si tu dois chouiner, fais que cela dure !
Franchement, pourquoi chouiner 5 minutes quand ca peut en durer 40 !
Bah oui…Quand les bourreaux du moyen-âge choppaient un gugusse pour un oui ou pour un non et lui foutaient les tripes aux quatre-vents pour lui faire avouer n’importe quoi – toutes ressemblance avec ce qui peut se passer de nos jours est totalement…à vous de voir ! -, c’était bien rare que cela dure 5 minutes
Le tout c’est de pouvoir hurler comme une damnée en prenant un minimum de respiration, histoire d’arriver à vriller les tympans de ses parents, même a travers une porte fermée ! Et là, je peux vous jurer que la Croquette envoie du très très lourd !
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3) Si tu dois chouiner, balance ce que tu as sous la main !
Qui n’a jamais eu envie de balancer un truc de rage et au moment du jet, vous vous rendez-compte subitement du prix/du poids/de la cible de l’objet en question.
Autant vous dire qu’un gosse de 2 ans n’a pas tout ces états d’âmes et que quand la grogne monte, je vous invite a planquer le cristal car dans deux minutes il y a de fortes chances que votre set de flutes a champagne se prenne un doudou supersonique pour le Strike de l’année.
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4) Si tu dois chouiner, essaye de gaver tout le monde de manière équitable !
Si maman t’interdis de te mettre des allumettes dans les narines, va hurler avec papa !
Quand papa ne veux pas que tu mettes une tanche de jambon dans le lecteur Blue-Ray, va hurler avec maman !
Si l’autre parent n’est pas a porté de voix (c’est-à-dire très très très loin), chourave un portable en douce…ET APPELLE, histoire de niquer un des deux forfaits !
(Ce ne sont que des situations hypothétiques, pas la peine de nous envoyer la DDASS)
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5) Si tu dois chouiner, essaye de diviser !
Tout est une question d’endurance comme vous pouvez vous en douter (voir point N°2). Comme nos garnements l’on bien comprit, si tu tiens la distance, il y a une chance pour que l’un des deux parents craque. Exemple typique :
- Papa : « QUOI…Tu a encore battu mon temps sur la Route-Arc-en-ciel…FILE DANS TA CHAMBRE! » - Mes amis vous le diront, je suis très mauvais joueur…et c’est de pire en pire avec l’âge.
- La Croquette: « BWAAAAAAAAAAAH ! » (cri entre les pleurs et le ricanement)
- Maman (au bout de 10 minutes): « Je pense que tu as été un peu dur, elle hurle encore »
- Papa : « Méééheuuuu…elle est super dure cette course »
- Maman : « Tu devrai monter la voir »
- Papa : « NON ! Je boude… » – en plus d’être mauvais joueur, j’ai un caractère de merde !
- Maman : « Bon…Pfff, je monte ! »
Vous vous doutez bien que quand la maman débarque dans la chambre, la Croquette passe de Godzilla à la petite fille modèle en un quart de seconde et se remet à hurler dès qu’elle vous voit, histoire de bien montrer a maman qui c’est le méchant de l’histoire !
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Alors, amis lecteurs/geeks/parents/autres, beaucoup de jeunes parents, cèdent assez facilement aux sirènes de la télé, histoire d’hypnotiser les moutards pendent quelques minutes. Dans ces cas là, on choisi bien son programme, et on pense qu’un épisode de Winnie L’Ourson (histoire d’être raccord avec le titre quand même) est sans risque.
Ce que vous allez voir, n’est ni un montage, ni un détournement, mais un VRAI extrait d’un VRAI épisode (éloignez les gosses si vous ne voulez pas à avoir à répondre a une pluie de question assez embarrassantes du style « Mais pourquoi tu rigoles ? ») :
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(et là, vous sou faites cette fameuse réflexion: HOLY SHIT !!!!!)
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Pour terminer sur une petite note d’espoir, sachez que la phase « Chouiny l’Oursonne » a été remplacée par la phase « Papa-un-bisou-calin-avant-de-partir-au-boulot »…le tout en 3 exemplaires tout les matins.
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Hail to the Queen !
17/11/10
Posté par Monsieur Croquette dans 1337 Dad's stories
Vous savez ce qui est dur en tant que papa d’une (future) geekette. C’est d’éviter de tomber dans le travers « ma-fille-est-une-princesse-et-je-vous-emmerde ».
C’est en théorie après avoir lu la première phrase que mes potes vont faire un commentaire du type « you failed ! ». C’est aussi à ce moment là que je leur précise que c’est pas ma faute si on a fait une princesse une merveille une croquette !
Bon, vous l’aurez compris je suis un peu dans la tendance « faites ce que je dis et pas ce que je fais »…
MAIS C’EST PAS MA FAUTE…MERDE ! Quand elle se pend à mon cou avec des yeux de Chat Potté avec des pupilles comme des montgolfières en réclamant des bisous, mon cœur de papa-geek fait « Gooooooogle…Google ?..Non….Yahoooooooo ! »
- Cette vanne n’est pas cautionnée par l’auteur, mais j‘ai quand même honte -
Mais c’est là que les choses se gâtent. Il faut être lucide, la crise des 2 ans est en train de s’installer dans la maison.
Mais si vous savez, le truc braillard qui vous donne des envies de Vologne et que tout le monde reluque à la Poste ou dans un centre commercial…c’est souvent un(e) morveux(se) de 2 piges.
Bon, on n’en est pas au stade je-me-roule-partout-parterre, mais plutôt dans l’opposition quasi systématique (sauf quand il y a des pâtes dans l’équation !). J’ai un peu l’impression de me trouver dans un épisode de Rainbow Six :
- Moi : « Allez, pose ce M. Patate….DOUUUUUCEMENT ! »
- La croquette : « NON ! »
- Moi : « Fait pas la maline avec moi Croquette…Je les connais les grumeaux dans ton genre ! »
- Ma femme : « Mais…t’as combien d’enfants toi ? »
- Moi : « Merde..Un agent double ! »
Alors cela donne des scènes moins spectaculaires que dans une file à la Sécu, mais avec ma femme on touche parfois du doigt le coté obscure. Florilège :
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La scène – Hurlements dans la chambre à 5h du mat
- Moi : « Brmmmmf » - oui, à 5h du mat je ne sais faire que Brmmmf –
- Ma femme : « Tu vas voir ? »
- Moi : « Brmmmfoui »
Je rentre dans la chambre, la croquette est debout en larmes.
- La croquette : « Papa ? A-bras »
- Moi : « Cadabra ? »
Regard choqué de la croquette par la connerie de son père…Je vous rappelle qu’il est 5h02 du mat et que si j’ai l’image, je n’ai pas encore le son !
- La croquette : « AAAAAAAAAA-BRAAAAAAAA PAAAAAAPAAAAAAAA ! ! ! !»
Ce genre de cri réveille mieux qu’un seau de glaçons dans le slip.
Je la prend dans les bras…et là, c’est le drame. Je viens de me faire piéger comme un bleu.
- Moi : « Il faut dormir, il est très tard »
- La croquette: « Non – A chambre »
- Moi (bonne poire..et exténué) : « Ok »
Et nous voilà avec une croquette qui s’endort entre nous…ce qui n’arrive rigoureusement JAMAIS !
Et comme ça n’arrive JAMAIS, je vous laisse deviner la suite. Au bout de 30 minutes (j’ai bien failli téléphoner au Guinness Book) la croquette se redresse et nous donne son avis sur la situation :
- La croquette : « A nuit de’hor »
- Nous : « Oui…Dodo ! »
- La coquette : « NON ! » - et à 5h33 du mat, ça devient très vite lassant –
- Moi : « Si ! C’est la nuit »
- La croquette : « De’hor ! »
- Moi : « Oui, le soleil fait… ? »
- La croquette: « Dodo ? »
- Moi (avec une pointe d’espoir) : « Oui chérie…Et toi aussi, fais dodo !»
- La croquette : « NON ! » -visiblement l’espoir a fait un faux numéro-
- Moi (au bord de la supernannytisation-avec-le-doigt-levé): « Pourquoi ? »
On s’attendait tellement peu à une réponse que ma femme a réprimé un fou rire dans son oreiller. Je fais donc répéter la croquette.
- Moi : « Pourquoi ? »
- La croquette : « Moi..ai pas envi’ »
Et là, à ce stade (et a cette heure de la nuit), tu es convaincu que l’obstination, c’est génétique ! Et au fur et à mesure que ton cerveau enregistre cette information à cette heure tardive, il te vient des idées dans ce genre là:
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Dans un autre style, les gosses de 2 ans sont à peu près persuadés que TOUT leur appartient (je ne vous raconte pas la baston pour récupérer mon pad quand elle tombe dessus).
Donc, avec le concours de l’agent double la maman, nous tentons d’inculquer la notion toute relative de « partager » :
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La scène – Je donne à manger à la croquette
- Moi : « Tu as bien joué aujourd’hui ma chérie »
- La croquette : « Ui.. »
- Moi : « Et tu as joué avec quoi ? »
- La croquette : « A la bashure ! » - terme en croquettois pour désigner voiture –
- Moi (en mode Jacques Martin) : « Ahhhh..C’est formidable ! Et, avec les autres ? »
- La croquette : « Ouais »
- Moi (n’en croyant pas mes oreilles) : « Tu as partagé la voiture ?»
- La croquette : « Ouais » – nous sommes en plein travail sur le »on-dit-oui-et-pas-ouais » -
- Moi (au bord des larmes) : « Et avec qui ma chérie ?..snorb… »
- La croquette : « Bah…Avé moi !» - c’est à ce moment que je file dans la cuisine pour hurler de rire dans un rouleau de Sopalin -
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C’est sûr, on n’a pas le cul sorti des ronces.
Une vraie petite reine je vous dis….




C’est vous qui le dites