Avec l’équipe de Blogamer, nous nous sommes fait une petite nocturne au Grand Palais pour visiter l’exposition Game Story.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a plein de choses à voir.

(l’article qui va suivre est, a quelques mots près, celui que j’ai publié sur Blogamer.fr, mais je voulais également vous le faire partager).

Bonne lecture à tous

Le Grand-Palais a abrité bon nombre d’œuvres d’art au cours de multiples expositions. Le jeu vidéo a enfin droit de citer dans ce temple de la culture.  Que le jeu vidéo soit un art, personne ici n’en doute une seconde et je pense qu’il en va de même pour vous qui lisez ces lignes.

L’association MO5.com a donc encore frappé, après MuseoGames, voici Game Story. Exit Cézanne, Matisse et Picasso. Faites découvrir aux plus jeunes, aux profanes et à votre grand-mère, que le jeu vidéo c’est un art…et puis c’est tout !

Sésame, ouvre-toi !

Si comme moi, vous avez commencé à jouer au début des années 80, un fois passé l’entrée, il y a une forte chance pour que vous nous fassiez une régression spontanée sans même vous en apercevoir. Votre voix monte dans les aigus, vous vous rapprochez du sol, vous vous sentez soudain un peu maladroit…C’est normal, vous êtes en train de revivre vous premières émotions de gamer, accroupi devant la table vidéo Pong…Il vous faudra quelques minutes pour réaliser que vous venez de rentrer dans une sorte de temple, ou tout le panthéon vous est familier.

Vous êtes à la maison !

Remonter le temps ? Fastoche !

L’entrée de l’exposition se fait…par le début ! Les premiers « bloup-bloup » de la vie de ce que l’on appellera des années plus tard « le monde vidéo-ludique » (le jeu vidéo quoi !).

Et c’est dès le début que l’on se rend compte de la grande force de cette exposition. Ce n’est pas juste un alignement pléthorique de jeux et de consoles aujourd’hui proche de la fossilisation pour certaines. Non non ! On peut mettre ses petites mimines dessus…et JOUER !!

Rendez-vous compte, c’est un peu comme si vous vous mettiez dans la peau d’Yves Coppens taillant le bout de gras avec Lucy…On ne vous propose ni plus ni moins qu’un voyage dans le temps. C’est dur de refuser !

Cette expérience va donc un peu au-delà de la simple exposition et vous permet de comprendre un peu mieux pourquoi les jeux actuels sont ce qu’ils sont et pourquoi le jeu vidéo est maintenant une industrie qui dépasse, en termes de CA, celle du cinéma (industries qui sont intimement liées, souvent pour le pire !) et comment nous sommes passé de Pitfall (sur Atari 2600) à Uncharted 3.

Comme l’accès à la connaissance ne se fait pas sans sa petite dose de sueur, sachez que si votre entrée dans le monde du gaming a commencé avec la PSOne ou avec les consoles current-gen, vous allez enfin savoir ce que hard-core gaming veux dire.

Vous vous approchez de la bête en vous disant que les Schtroumfs (l’édition sur la feu-Colecovision !!!), c’est pour les gosses…Mais quand le petit nain bleu se sera fait défoncé dix fois de suite par une barrière à la con ou une touffe d’herbe, je pense que quelques larmes vont inonder vos petit yeux de grand en pensant que nous…on était des gosses !

Et oui, les bancs de tests des jeux des années 70-80 (voire 90) étaient quasiment inexistants, ce qui fait que la difficulté de certains jeux était tout bonnement démentielle.

Alors, passez par la borne d’arcade d’Outrun, frémissez sur Saxxon (le jeu, pas le groupe…) sur Colecovision ou Barbarians II sur Amstrad. Bref régalez vous de pixels gros comme des hippopotames, de couleurs criardes et de sons totalement inidentifiables…Soyez un pré-gamer, vous allez aimer ça !

Same player, shoot again !

Ça ou la Joconde, c'est pareil !

Même si certains des jeux exposés sont devenus des très grands classiques, on peut aussi dater au carbone 14 certaines consoles sorties tout droit du néant : l’Odyssey, la Colecovision, la PC-Engine (de très loin ma préférée car j’ai été l’heureux possesseur de sa cousine: la SuperGraphX…).

Pouvoir enfin toucher (ou pas, quand c’est dans une vitrine…) ces pièces de musée, les tester, puis pleurer (de joie ou d’horreur…), est une expérience que tout gamer qui se respecte se doit de vivre, ne serait-ce pour commencer à comprendre comment cet art a su évoluer, s’adapter et devenir ce véritable carton multiculturel !

Vous allez passer par des époques très variées, mais ayant toutes leur importance :

  • La fin des années 70 et les premiers jeux en couleur. Merci Syzygy (Atari quoi !).
  • Les années 80 avec les premiers processeurs 8bits.
  • Les années 90 avec l’avènement du Pixel-art et l’arrivée de la 3D.
  • Les années 2000 avec les premières grosses claques visuelles puis le passage à la HD.

 

Il y a tellement de choses à voir (même si l’expo en elle-même n’est pas très grande) que je ne résiste pas à la tentation de vous dresser une petite liste de jeux a essayer AB-SO-LU-MENT:

  • La borne Pac-Man (enfin Puck-Man pour les initiés) et la borne Out-Run : profitez en, les partie sont gratos et vous n’aurez pas (comme moi) a y enfourner l’équivalent du PIB du Lesotho pour espérer voir la fin ou péter un score de dingue !
  • Les Schtroumpfs sur Colecovision (mais je vous aurais prévenus !)
  • Mario Bros sur NES (…Ze Mario QUOI !!!!!!!).
  • Double Dragon (toute l’histoire du Beat-em-All en UN jeu !)
  • Street Fighter II sur S-NES (Das übber Classic !!)
  • GoldenEye 007 sur N64 (oui, maintenant, ça peut vous mettre la rétine en vrac, mais qu’est ce que j’ai pu me marrer avec ce jeu !)

(Je m’arrête là, car il y a tellement de choses à voir et essayer que je pourrais remplir le bottin sans m’en rendre compte…)

Bien sur, je ne saurais trop vous conseiller de vous arrêter devant les vitrines qui regorgent de pépites et de lire les légendes qui y sont associées pour en apprendre un peu plus (voire beaucoup plus) sur votre loisir favori.

Une exposition réservée à…tout le monde !

Mais ne croyez pas que cette exposition n’est destinée qu’aux joueurs. C’est aussi tout l’intérêt de Game Story : tout le monde peut y aller car depuis le début des années 70, il est certain qu’une multitude de gens on eue une expérience (même courte) avec un jeu vidéo. Pas question priver les non-gamers d’une bonne petite dose de régression !

Et même si Jean Cocteau à dit «Il est aussi difficile a un poète de parler de poésie qu’a une plante de parler d’horticulture » sachez qu’il n’en est rien pour le jeu vidéo car l’expérience parle d’elle-même (et si vous vous égarez dans les méandres de l’histoire, les petits gars de MO5.com sont là pour vous aider).

Une seule conclusion s’impose : que vous soyez jeunes ou moins jeunes, c’est bientôt les vacances de Noël, allez y avec toute la famille, c’est Monsieur Croquette qui vous le conseille.

Date de l’exposition : du 10 novembre 2011 au 9 janvier 2012

Horaires : 12h-22h, tout les jours sauf le mardi (attention fermeture anticipée à 18h le 24 décembre et le 31 décembre)

Prix de l’entrée :

  • Plein tarif : 8€
  • Tarif réduit : 6€
  • Entrée simple famille 4 personnes : 22€

 


(Note aux lecteurs: certains d’entre vous m’ont fais remarqué mon absence depuis quelques semaines. Je tiens ici a m’en excuser mais entre le boulot, mes activités sur d’autres blogs, les tests et surtout mes filles…J’ai assez peu de temps a consacrer à la rédaction d’aventures ou de pauses du geek…Mille pardons, mais je reviens très bientôt !!!)