Cette aventure est un peu l’Épisode 1 de ma vie de papa, temps ou la Croquette régnait sur notre emploi du temps. J’ai commencé cet article AVANT l’arrivée de la Petite Sœur (je travaille sur un autre surnom…si vous avez des suggestions) et plusieurs choses on changées depuis…comme mon volume horaire quotidien de sommeil !

 

Je vous avez bien dis que je reviendrai…Je sais, cela a été long mais j’ai été totalement accaparé par le passionnant débat des élections cantonales (WARNING : « Excuse de merde » spotted)…

Bon, je pense que personne n’a gobé cette connerie (on fait ce que l’on peut avec les neurones qu’ils nous restent), mais c’est vrai que cela se bouscule un peu ces derniers temps…et pas qu’à cause de cette salope d’heure d’été.

En fait, l’évènement majeur c’est que nous sommes a M-1 de l’arrivée de la « Petite Sœur »…et je demande depuis à la Croquette de m’appeler « Monsieur P » (et elle de rétorquer « Ah ouais…Comme dans Bioshock »…et je me réveille en hurlant !).

 

Vous vous doutez bien, qu’en tant que parents attentifs, attentionnés…et en ce moment quelque peu éteints, nous faisons un long travail de lavage de cerveau façon « Stasi » pédagogique pour bien qu’elle se rende compte que beaucoup de chose vont changer.

Bon, pour être honnête, elle nous fait oui-oui de la tête et saute directement du coq à l’âne en me précisant que j’ai encore laissé trainé un truc (une manette, du ruban adhésif, mon parapluie…) et que « papacestpasrangécestpasbien ». J’aime autant vous dire que c’est un peu l’hôpital qui se fout la charité !

Cependant, à force de matraquer le message façon Cerise-de-Groupama (qui, je pense, commence à sérieusement gaver tout le monde), il y a tout de même quelques réactions de la part de la future grande sœur dont une dont j’aimerai vous faire part et qui concerne les parents qui, comme nous, vont être pluri-mouflardés.

Il s’agit d’un phénomène bien connu mais avec une variante pour le moins inattendue : c’est la lycanthropie bigornoïde .

 

Bon, je pense que tout le monde situe a peu près ce qu’est la lycanthropie (hein…le-monsieur ou-la-madame-qui-sous-une-Lune-d’albatre-va-décider-de-zigouiller-tout-un-village-d’Europe-Centrale-car-il-se-sera-changé-en-loup-de-2m50-en-ayant-explosé-toutes-ses-fringues-sauf-ses-sous-vetements-comme-dans-un-vieil-episode-de-Hulk).

 

De toutes les anciennes légendes, celle des loups-garous est sans doute une des plus répandues dans nos vertes contrées. Ce que l’on sait moins, c’est que la lycanthropie n’est pas que l’apanage de notre ami canin. NoOoon ! Il y en a d’autre moins bien lotis comme le Faisan-garou qui galère grave a l’ouverture de la chasse, ou le ValérieDamidot-garou, qui erre les nuit de plein lune en cherchant un mur à maroufler ou des angles à dégager en hurlant « Fraaaaaaaaaaaaaaaaaaanck, c’est quoi ce merdier » !

Mais le cas de la Croquette est bien pire (a ce moment dramatique, il serait bon d’imaginer un trucage sonore comme celui ).

 

Donc, à la nuit tombée, la Croquette se métamorphose en un Bigorneau-garou (avec moi dans le rôle du rocher). Bon, la transformation est moins spectaculaire que pour le loup (parce que ce con de bigorneau n’a pas de longs crocs, de griffes acérées ou de pupilles verticales) mais les effets secondaires pour les autres n’en sont pas moins problématiques.

En fait, c’est un peu comme si la Croquette avait décidée de s’auto-souder à l’un de ses parents et comme sa mère est (… « était », hi-hi-hi, rajout de l’auteur après écriture) enceinte, c’est a moi qu’incombe la lourde tache (…environ 12,5kg) de servir de support.

 

Alors au début, c’est plutôt choupitoutplein : il y a des bisous, des gros câlins…Sauf que quand tu veux terminer ta partie de Borderlands, faire à manger, aller au travail, publier un article…c’est quand même bien galère.

Vous aurez remarquez que je n’ai même pas mentionné le fait d’aller aux toilettes ! !

Et vous l’aurez compris tout seuls, ceci entraine un allongement considérable du temps d’endormissement. C’est donc à cet instant qu’entre en jeu notre héros masqué, capable de mouvoir plus silencieusement qu’une compil’ de Carla Bruni : j’ai nommé Papa-Ninja !

Mais la route est longue (et l’ennemi retord) avant d’arriver a maitriser les grands principes de la Papa Ninjattitude:

  • Savoir monter les marches d’un escalier 4 à 4 sans aucun bruit.
  • Savoir ouvrir cette foutue barrière sans la faire grincer comme une vielle porte de manoir d’un slasher tout pourri.
  • Savoir transférer la Croquette couchée sous son lit à couchée sur son lit sans perdre ni la tototte, ni les doudous

Mais l’épreuve ultime c’est de réussir à se tirer en douce alors que l’on est allongé sur le lit avec une Croquette qui est visiblement au top de sa transformation. Et là, du sans froid, il vous en faut des hectolitres ! !

Parce que, le super grand lit de la Croquette a des rebords pour éviter une chute intempestive en pleine nuit (ce qui est malheureusement déjà arrivé…). Alors, quand on est allongé sur un petit grand matelas, avec une Croquette-bigorneau à proximité, arriver à enjamber le petit rebord (qui est soudainement devenu immense…) sans faire bouger ni le matelas, ni la Croquette, ni la tototte et surtout pas Doudou (qui est piégé avec une boite a musique dans le bide) si vous n’êtes pas un Papa-Ninja, vous êtes bon pour passer la nuit à vous prendre des coup de Doudou sur le citron !

J’entreprends dès demain la construction d’un dojo pour former les futur papas à leur vraies responsabilités !