Quand j’ai eu fini de rédiger l’article précédent (que vous pouvez lire ici si vous l’avez loupé), et que de mes petites mains habiles j’ai cliqué sur « Publier », je me suis fait la réflexion que je pourrais aussi vous faire partager ma vie de blogueur et de mes petits secrets de rédaction.

Vous pouvez vous demander à juste titre « Mais c’est quoi le rapport avec l’aventure qui arrive ? ». En fait le rapport est en lien avec TOUTES les aventures (mais celle-là en particulier). Vous vous doutez bien que je puise mes infos à « la source » (aka « La Croquette »), mais il faut encore trouver un moyen de mettre mes idées en forme. Pour cela j’ai un moyen infaillible, que tout rédacteur se doit d’appliquer un jour :

La méchante insomnie !

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Rien de tel que d’être planté comme un cèpe au milieu de son lit, les yeux grands ouverts pour mettre ses idées en ordre (et souvent le payer très cher quand il est l’heure ou vous devez EN THÉORIE vous réveiller).

C’est donc suite à mes errances nocturnes, entre la position allongée-droite ou allongée-gauche (voire assise), que des idées germent…Il faut cependant faire un peu le tri, et je me suis dis que d’avoir un petit cahier pour prendre des notes, ca pouvait être pas mal (idée abandonnée dès que j’ai tenté d’écrire dans le noir quasi complet).

Il faut dire qu’en ce moment, les sujets arrivent un peu tous seuls car la Croquette est en pleine phase d’auto-allumage pour ce qui est des conneries « Youtubables ». Mais ce qui est le plus pénible en ce moment, c’est cette facilité qu’elle a à mettre nos nerfs a rude épreuve avec sa fameuse technique de « Chouiny l’Oursonne ».

Vous vous doutez donc que si je cumule un dodo-time qui se compte en minutes, la technique citée ci-dessus prend carrément des allures de prise d’otage.

Même si je pense que « Chouiny l’Oursonne » est une terminologie assez explicite, je m’en vais vous conter ses sacro-saints commandements (histoire que vous appréhendiez bien les drames que nous pouvons vivre quand la nuit à été courte)  :

1) Si tu dois chouiner, fais le pour vraiment n’importe quoi !

Qu’un gosse se mette à renifler parce que tu l’as privé de joujou, ca reste normal.

Exemple: Je suis en pleine phase d’action FPSo-dramatico-pétagedeplombs dans Bioshock 2, quand la Croquette zappe sur un documentaire traitant de a misère sexuelle des éleveurs de Zébus nains albinos dans la plaine de l’Okavango…et bien, je renifle (et j’essuie même une larme !).

OK, vous situez donc une situation type de « reniflage », nous pouvons donc passer à la situation atypique.

Vous prenez donc la Croquette dans son environnement naturel (comprendre : tout sauf la station assise) quand un évènement aussi banal que courant survient (exemples: il pleut, Mario se casse la figure dans un trou, Valérie Pécresse sort une grosse connerie…le quotidien quoi !). Et bien là, la Croquette peut se mettre dans des états pas possibles: hurlements, larmes, lévitation, jets de flammes par les oreilles…

Le tout avec la puissance sonore d’une Mireille Mathieu au top de sa forme sur la place de la Conne-corde!

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2) Si tu dois chouiner, fais que cela dure !

Franchement, pourquoi chouiner 5 minutes quand ca peut en durer 40 !

Bah oui…Quand les bourreaux du moyen-âge choppaient un gugusse pour un oui ou pour un non et lui foutaient les tripes aux quatre-vents pour lui faire avouer n’importe quoi – toutes ressemblance avec ce qui peut se passer de nos jours est totalement…à vous de voir ! –, c’était bien rare que cela dure 5 minutes

Le tout c’est de pouvoir hurler comme une damnée en prenant un minimum de respiration, histoire d’arriver à vriller les tympans de ses parents, même a travers une porte fermée ! Et là, je peux vous jurer que la Croquette envoie du très très lourd !

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3) Si tu dois chouiner, balance ce que tu as sous la main !

Qui n’a jamais eu envie de balancer un truc de rage et au moment du jet, vous vous rendez-compte subitement du prix/du poids/de la cible de l’objet en question.

Autant vous dire qu’un gosse de 2 ans n’a pas tout ces états d’âmes et que quand la grogne monte, je vous invite a planquer le cristal car dans deux minutes il y a de fortes chances que votre set de flutes a champagne se prenne un doudou supersonique pour le Strike de l’année.

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4) Si tu dois chouiner, essaye de gaver tout le monde de manière équitable !

Si maman t’interdis de te mettre des allumettes dans les narines, va hurler avec papa !

Quand papa ne veux pas que tu mettes une tanche de jambon dans le lecteur Blue-Ray, va hurler avec maman !

Si l’autre parent n’est pas a porté de voix (c’est-à-dire très très très loin), chourave un portable en douce…ET APPELLE, histoire de niquer un des deux forfaits !

(Ce ne sont que des situations hypothétiques, pas la peine de nous envoyer la DDASS)

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5) Si tu dois chouiner, essaye de diviser !

Tout est une question d’endurance comme vous pouvez vous en douter (voir point N°2). Comme nos garnements l’on bien comprit, si tu tiens la distance, il y a une chance pour que l’un des deux parents craque. Exemple typique :

  • Papa : « QUOI…Tu a encore battu mon temps sur la Route-Arc-en-ciel…FILE DANS TA CHAMBRE! » – Mes amis vous le diront, je suis très mauvais joueur…et c’est de pire en pire avec l’âge.
  • La Croquette: « BWAAAAAAAAAAAH ! » (cri entre les pleurs et le ricanement)
  • Maman (au bout de 10 minutes): « Je pense que tu as été un peu dur, elle hurle encore »
  • Papa : « Méééheuuuu…elle est super dure cette course »
  • Maman : « Tu devrai monter la voir »
  • Papa : « NON ! Je boude… » – en plus d’être mauvais joueur, j’ai un caractère de merde !
  • Maman : « Bon…Pfff, je monte ! »

Vous vous doutez bien que quand la maman débarque dans la chambre, la Croquette passe de Godzilla à la petite fille modèle en un quart de seconde et se remet à hurler dès qu’elle vous voit, histoire de bien montrer a maman qui c’est le méchant de l’histoire !

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Alors, amis lecteurs/geeks/parents/autres, beaucoup de jeunes parents, cèdent assez facilement aux sirènes de la télé, histoire d’hypnotiser les moutards pendent quelques minutes. Dans ces cas là, on choisi bien son programme, et on pense qu’un épisode de Winnie L’Ourson (histoire d’être raccord avec le titre quand même) est sans risque.

Ce que vous allez voir, n’est ni un montage, ni un détournement, mais un VRAI extrait d’un VRAI épisode (éloignez les gosses si vous ne voulez pas à avoir à répondre a une pluie de question assez embarrassantes du style « Mais pourquoi tu rigoles ? ») :

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(et là, vous sou faites cette fameuse réflexion: HOLY SHIT !!!!!)

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Pour terminer sur une petite note d’espoir, sachez que la phase « Chouiny l’Oursonne » a été remplacée par la phase « Papa-un-bisou-calin-avant-de-partir-au-boulot »…le tout en 3 exemplaires tout les matins.

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